Quand les Centres de loisirs s’ouvrent au handicap

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« Accueillez-vous des enfants en situation de handicap ? Non c’est trop compliqué à organiser». Voici l’une des réponses que pouvaient me donner les directeurs d’A.L.S.H. (Accueils de Loisirs Sans Hébergement) que je rencontrais. D’autres étaient plus nuancés : « Nous en avons eu, mais ça n’a pas vraiment fonctionné, et puis on n’a pas vraiment d’animateurs qualifiés dans le handicap ».

Au-delà de la volonté politique énoncée dans la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, ces mots confirmaient l’idée que des animateurs sensibilisés à l’encadrement de ce public pourraient avoir un rôle à jouer ces prochaines années auprès des centres de loisirs.

¦› Des stagiaires Auxiliaires de Vie Scolaire formés au Handicap

 

C’est pourquoi Trans-faire à répondu à la sollicitation du Conseil général de Seine et Marne (77) qui souhaite permettre aux enfants en situation de handicap d’accéder, dans les meilleures conditions, aux centres de loisirs du département.

C’est d’une collaboration entre l’Inspection Académique, l’association d’insertion professionnelle Initiatives 77 et notre organisme Trans-faire, qu’a émergé la promotion BP JEPS « Loisirs tous publics ». Celle-ci est dotée de l’U.C. d’adaptation à l’emploi qui  propose « un accompagnement individuel ou collectif favorisant l’intégration d’enfants porteurs de handicaps ».

Depuis un an maintenant, vingt stagiaires, en contrat unique d’insertion (C.U.I.) , travaillent dans des classes pour l’inclusion scolaire (C.L.I.S. et anciennement classes d’intégration scolaire), sur des postes d’Auxiliaires de Vie Scolaire « collectifs » (A.V.S. – co). Ils aident et accompagnent, en concertation avec les enseignants, une douzaine d’enfants en situation de handicap. Pratiques, rapides et discrètes, les interventions des  stagiaires « auxiliaires de vie » permettent une plus grande participation et un élargissement à de nombreuses activités.

Les A.V.S. interviennent, à titre principal, pendant le temps scolaire. Ils peuvent aussi intervenir dans le cadre du temps périscolaire après la signature d’une convention entre l’Inspecteur d’académie, le Directeur des services départementaux de l’Éducation nationale et la Collectivité territoriale.


¦› Des animateurs sensibilisés à  l’accompagnement du handicap

Les Auxiliaires de Vie Scolaire, étendent  également leurs actions à l’ Accueil de Loisir  de la ville.
Leur objectif : favoriser l’accueil des enfants au sein des centres de loisirs. L’idée n’est pas de faire de l’animation « spécialisée », mais bien de trouver une organisation de la journée qui permette à chacun des enfants, en situation de handicap ou « ordinaires », d’y trouver sa place.

A quelques jours du 21ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, saluons cette initiative avec une déclaration :  «l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même ».


¦› Accompagnateur de personnes en situation de handicap :              Un profil demandé

A terme, les perspectives pour ces stagiaires en formation sont nombreuses. Les accueils de loisirs du département ont déjà fait la proposition de pérenniser leur poste à certains d’entre eux. D’autres sont déjà attentifs aux offres d’emploi et réalisent combien ce profil d’accompagnateur des personnes en situation de handicap, au delà du champ de l’éducation spécialisée, est demandé dans toutes sortes d’institutions.

Ce dispositif pilote touche à sa fin en juillet 2011. Il n’est donc pas possible  d’en illustrer les effets à moyen et long terme aujourd’hui. Mais même s’il s’avère couteux, on peut espérer que d’autres départements en France auront la démarche de s’engager sur cet axe emploi/formation.

Gérer le handicap n’est pas facile tous les jours,  car Il faut savoir gommer les préjugés, rassurer les parents et les autres animateurs … mais tous vous diront que cela en vaut la peine !!

◊ Liens utiles : Initiative 77

Quand les Centres de loisirs s’ouvrent au handicap

2 Comments on “Quand les Centres de loisirs s’ouvrent au handicap”

  1. Emilie@aide à domicile

    Bonjour, je suis heureuse de lire un tel article et de voir qu’enfin de bonnes décisions et initiatives sont prises dans ce sens. Je travaille dans le milieu médico social depuis de nombreuses années, et souvent je me suis retrouvée heurter juste à des problèmes « logistiques » alors que les envies et compétences étaient réunies.

  2. ALLAIN DUPRE

    Bonjour,
    merci pour votre réaction. il est vrai qu’il y a encore du chemin à parcourir pour réunir l’ensemble des acteurs de manière efficace.
    et c’est bien par l’engagement que l’on met dans ce travail que cela passe.
    bonne continuation à vous

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