Poursuivre sa formation d’enseignant de tennis en Europe, grâce au programme Léonardo da Vinci Mobilité

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¦› Le projet européen de Tennis

C’est à l’initiative de la DRJSCS de l’Ile de France, en 2007, que l’organisme Trans-faire a pu rencontrer les responsables de l’agence 2E2F (Europe-Education-Formation-France). Basée à Bordeaux, celle-ci gère l’ensemble des programmes éducatifs européens, Erasmus, Coménius, Europass, Léonardo Da Vinci mobilité, etc…

Cette rencontre a permis à des techniciens du tennis d’accéder aux programmes éducatifs européens : grâce au programme Léonardo Da Vinci, 9 enseignants professionnels de tennis ont bénéficié d’une « mobilité » dans trois fédérations européennes, Belge, Espagnole et Suédoise.

Ce projet n’aurait pas pu se réaliser sans le soutien des responsables du département « formation et enseignement » de la Fédération Française de Tennis, en lui donnant une identité de sérieux et de rigueur, reconnue par les partenaires.

¦› Qu’est-ce qu’une mobilité ?

Il s’agit d’une période pendant laquelle un professionnel se déplace dans un pays partenaire pour exercer son métier. Ce travail n’est pas rémunéré, toutefois, les frais de déplacement, de logement et de bouche sont pris en charge par les budgets de la commission européenne dans une certaine limite.

La durée de la mobilité reste modulable, d’une semaine minimum à 24 mois maximum.

Dans notre cas, les mobilités ont été fixées à 3 semaines, laissant le temps aux participants de s’intégrer dans la fédération de tennis, le camp d’entrainement ou le club de destination, tout en parlant la langue locale et/ou l’anglais.

¦› Pourquoi partir vivre cette expérience en mobilité ?

Les enseignants de tennis qui ont profité de ce premier programme sont tous des professionnels DES JEPS, ayant une grande expérience et des missions à forte responsabilité, directeur sportif ou responsable de centre d’entrainement.

Tous ont participé à ce programme de mobilité, dans la logique de leur formation continue, souhaitant découvrir et s’inspirer des savoirs de leurs collègues européens dans tous les domaines de l’enseignement du tennis, de la formation du joueur et de l’histoire de l’enseignement du pays d’accueil.

Deux clés de la réussite du séjour sont détenues par l’enseignant de tennis Français :

1. Au-delà du travail effectué sur place, l’intérêt de la mobilité réside d’abord dans le degré d’échange, l’ouverture d’esprit, la qualité d’écoute et le plaisir à partager son expérience avec les enseignants de tennis locaux.

2. Une assiduité permanente est nécessaire : chaque proposition d’encadrement, de réunion pédagogique, d’observation de séance doit être acceptée pour faciliter la relation avec l’équipe locale.

Les 9 enseignants de tennis qui ont profité de ce programme de mobilité sont partis avec l’accord de leur employeur. Cette clause obligatoire a été validée sans trop de difficultés, dans la mesure où l’employeur appréhendait l’expérience de manière positive, à la fois pour l’enseignant mais aussi pour le club.

Avant chaque déplacement, la question a été posée des intérêts et des retombées concrètes pour le club.

Depuis le retour de nos collègues, plusieurs évolutions notables sont à signaler dans leurs clubs : la qualité des entrainements tennis, la préparation physique, l’animation pour tous et la qualité d’accueil ont été renforcées.

Au-delà de l’extrême richesse du programme Léonardo Da Vinci, celui-ci est un merveilleux outil de réflexion pour les participants. Partir en mobilité pour travailler, échanger et partager dans les domaines de l’enseignement du tennis déclenche obligatoirement une réflexion sur ses propres pratiques.

Tous les participants sont revenus particulièrement enrichis par leur expérience, en terme de compétences et de rapports humains.

A l’issue de la mobilité, chaque participant a été confronté aux questions suivantes :

  • Quelles transmissions faire à mes collègues et quelles sont les points forts à retenir ?
  • Que puis-je intégrer dans mon quotidien professionnel ?
  • Quelles innovations proposer à mon employeur?

Autre point très important, des relations amicales ont vu le jour et des contacts entre clubs de tennis européens sont aujourd’hui en cours. Ce projet ne laisse pas indifférent, bien au contraire, il construit, renforce les compétences et surtout permet de développer sa confiance et son estime de soi.

Toutefois, il faut noter que la tâche n’est pas si simple, travailler en s’exprimant dans une autre langue est un véritable challenge, même si le langage des signes vient terminer quelques phrases mal engagées, réussir à communiquer est un grand plaisir.

Enfin, la vie quotidienne de cette aventure vient enrichir l’expérience de la mobilité : vivre comme un résidant pendant plusieurs semaines à Barcelone, Valence, Stockholm ou Monce, se déplacer en voiture, en transport en commun, faire ses courses, dîner au restaurant, assister à des évènements culturels sont des atouts indéniables pour mieux comprendre les environnements de travail.

Au-delà de la relation de travail, des liens amicaux se tissent, ce qui étoffe d’avantage la relation.

¦› La mise en œuvre d’une mobilité Léonardo Da Vinci :

Tout organisme de formation peut déposer une demande administrative et financière auprès de l’agence 2E2F.

En suivant la démarche imposée, il est possible de faire partir ses candidats, dans les Fédérations, clubs ou académies de Tennis européens partenaires du projet. Ce travail préparatoire est très méthodologique et volumineux, il réclame une forte discipline et persévérance.

Entre 2007 et 2009, c’est l’organisme Trans-faire qui a été porteur du projet. Une fois le projet validé par l’agence 2E2F, celui-ci a été chargé de la mise en œuvre de la mobilité. Celle-ci se découpe en 4 étapes :

1- L’organisation administrative : assurances personnelles, passeport, feuilles de routes…

2- La PPLC (Préparation Pédagogique Linguistique et Culturelle). Il s’agit de préparer la personne au séjour qu’elle va vivre, dans les domaines suivants :

  • Des langues, avec prise de cours en face à face ou à distance (plateforme e-learning)

Avec le recul, une base minimum de l’Anglais ou de l’Espagnol semble nécessaire (être capable de converser, même avec un mauvais accent), car les coaches de tennis parlent tous au moins l’une de ces deux langues.

  • Culturels, sociaux, et même politiques, en rencontrant un expert du pays, recruté par l’organisme et qui intervient plusieurs demi-journées avant le départ.

Cette opération a été effectuée pour chacun des pays partenaires et a été très appréciée par les participants.

3- Le suivi à distance des participants pendant la mobilité. Celui-ci est aussi effectué auprès des fédérations de tennis d’accueil.

4- Effectuer un bilan précis post mobilité pour chaque participant. Celui-ci est transmis à l’agence 2E2F.

¦› Quels sont les engagements pour les participants ?

Participer à ce programme est un engagement fort de la part de tous les acteurs. Pour l’enseignant de tennis bien-sûr, mais aussi pour l’employeur, qui valide et accompagne le projet, la Fédrération Française de Tennis, qui ouvre son réseau de fédérations au projet, et pour l’organisme Trans-faire qui en est l’ingénieur et le modérateur.

Sur place, lors de la mobilité, les engagements sont les suivants :

  • Représenter son club, sa ligue et sa fédération
  • Être prêt à travailler chaque jour auprès de tous les publics
  • Être disponible pour les fédérations, académies ou clubs de tennis d’accueil
  • Être à l’écoute de l’ensemble des acteurs locaux
  • S’engager à participer à la phase de bilan à l’issue de la mobilité
  • Être prêt à présenter son expérience lors de réunions d’information dans les ligues

¦› Quelle suite donner à cette expérience ?

Pour les enseignants de tennis :

En fonction des objectifs initiaux de chaque participant, la mobilité peut prendre les orientations suivantes :

  • Après l’évaluation de l’impact d’une telle expérience, chercher à évoluer dans son métier.
  • Développer un projet professionnel à l’étranger
  • Poursuivre sa formation continue en ouvrant de nouvelles activités
  • Revivre une mobilité dans un autre pays européen

Pour l’organisme de formation :

Il s’agit de poursuivre le développement de projets européens, ils sont nombreux et permettent à tous les publics sportifs de profiter de ce type d’expérience. Par exemple, il serait envisageable d’organiser une mobilité pour les préparateurs physiques.

Trans-faire souhaite continuer à développer une offre de service pour les enseignants de tennis motivés par la poursuite de leur formation, en vivant des expériences professionnelles et humaines inédites.

La réussite de ce projet nous à conduit à renouveler l’expérience en déposant une demande de bourse à l’agence 2E2F en février 2011.
Celle-ci vient d’être validée, ce qui nous plonge dans la phase de recrutement des candidats, enseignants de tennis.
Une brochure et un formulaire de préinscription seront prochainement disponibles sur le site internet de Trans-Faire dans la rubrique « formation continue en Europe ».

Poursuivre sa formation d’enseignant de tennis en Europe, grâce au programme Léonardo da Vinci Mobilité

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