Ce que le Tennis en Fauteuil peut apporter au Tennis Valide

Patrice GRUETDossiersLaisser un commentaire

Stephane Goudou_Fabien GouefonA l’occasion de la 28ème édition du BNP Paribas Open de France, du 25 au 30 juin, nous vous invitons à découvrir le Tennis en Fauteuil avec les interviews de Stéphane Goudou, Directeur Sportif National du Tennis Handisport et Fabien Goueffon, entraîneur de l’équipe de France Paralympique de Tennis.

Vous trouverez dans cet article :

  • Les enseignements du handisport pour les jeunes sportifs valides,
  • Ce que le sport peut apporter aux personnes handicapées,
  • Comment se former pour devenir entraîneur de Tennis en Fauteuil,
  • Comment l’expérience de l’entraînement handisport peut bénéficier aux entraîneurs de tennis valide,
  • Les principales différences entre l’entraînement de tennis en fauteuil et valide,
  • Comment un joueur de tennis en fauteuil est parvenu à surmonter de manière exceptionnelle son handicap,
  • Et bien d’autres choses encore.

Interview de Stéphane Goudou : la filière de formation du Tennis en Fauteuil

Interview de Fabien Goueffon

Fabien Goueffon_Tennis en fauteuil 2

Fabien, quel a été votre parcours d’entraîneur de tennis?

J’ai débuté mon parcours il y a 21 ans comme entraîneur de tennis à Orléans. J’ai encadré en parallèle une section handisport mise en place par Stéphane Goudou il y a 16 ans dans un des clubs dans lequel j’entraîne toujours. Ce club m’a donné l’opportunité de démarrer dans le handisport. J’ai par la suite suivi la Formation Fédérale Handisport pour acquérir une spécialisation.

Comment êtes vous devenu entraîneur de Tennis en Fauteuil?

Je connaissais Stéphane Goudou avant son accident et l’on se croisait souvent dans les tournois de jeunes. Il est venu me voir il y a 16 ans en m’expliquant ce qui lui était arrivé et son envie de se remettre au tennis. Je ne connaissais encore rien au tennis en fauteuil et il m’a fallu d’abord passer le cap de l’étonnement et de la stupeur par rapport à son accident. Nous avons beaucoup discutés et nous avons essayés de voir ce que je pourrais lui apporter. Ce qui n’était pas évident car je sortais de quelques années d’enseignement « valide ». Nous avons commencé par faire des essais pour voir ce que ça pouvait donner. Ensuite nous nous sommes liés d’amitié et nous avons continué à travailler ensemble pendant une dizaine d’années.

Comment avez-vous développé les compétences spécifiques d’entraîneur de Tennis en Fauteuil?

Entrainement tennis en fauteuil 2Je me suis aperçu que si je voulais vraiment aider Stéphane, il fallait que j’obtienne le Certificat de Qualification Handisport (module B). Le gros avantage que j’ai eu avec Stéphane au début est que je n’avais pas à m’impliquer dans la gestion du fauteuil. Il était suffisamment adroit et avait assez de connaissances pour maîtriser le fauteuil au cours de cette 1ère approche. J’intervenais uniquement dans les domaine techniques et tactiques. Je me suis rendu compte que ça ne suffirait pas, aussi bien vis à vis de Stéphane que de ma section handisport. Et malgré mes recherches documentaires, il fallait vraiment que je fasse quelque chose de plus pointu. La Formation animée par les entraîneurs fédéraux de la commission Tennis en Fauteuil m’a servi de tremplin pour progresser. Je me suis aussi formé sur le tas en regardant des vidéos et en demandant beaucoup de conseils à Stéphane car il y a 15 ans, le Tennis Handisport n’était pas au même niveau qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas autant de documentations et l’on communiquait moins sur ce sport.

Lorsque la section de Tennis Handisport a été créée dans mon club, j’ai commencé a suivre 3 joueurs qui débutaient complètement le tennis. Mon problème de compétences se situait plus par rapport à ce groupe de 3 joueurs que par rapport à Stéphane qui avait un passé de joueur valide et savait maîtriser le fauteuil. Avec Stéphane nous réussissions sans difficultés à faire des échanges et à nous placer dans des situations de tennis « classique ».

Avec les joueurs de la section Tennis Handisport, c’était forcément plus compliqué. En plus de ce problème de niveau, j’avais un autre souci que tout enseignant rencontre dans une section handisport : le problème du handicap. C’est à dire qu’il fallait arriver à gérer 3 joueurs avec des handicaps différents (pathologies importantes : motrices et/ou cérébrales). C’est la raison pour laquelle la formation fédérale m’a énormément aidé.

Quand Stéphane a repris la compétition, j’ai eu grâce à lui la chance de voyager et de l’accompagner dans les tournois pour voir d’autres joueurs et discuter avec des entraîneurs. Cela a été pour moi la meilleure expérience de formation sur le terrain. Cela m’a permis de voir de mes yeux ce qui se faisait sur le court, de pouvoir vérifier aussi ce que disait Stéphane et de pouvoir prendre un maximum d’informations. Le côté visuel a été pour moi très important.

A quels changements doit s’attendre un éducateur sportif qui s’implique dans le Tennis en Fauteuil?

FauteuilCe qui change vraiment est la prise en charge des différents types de handicaps et la gestion du fauteuil. Dans l’enseignement du tennis valide on crée souvent des groupes homogènes et ça roule tout seul. Dans le Tennis en Fauteuil, il faut se renseigner sur le handicap des personnes pour donner une orientation aux séances qui puisse aider au maximum selon le handicap. Il y a un travail d’approche important à effectuer :

  1. Communiquer avec les joueur(se)s qu’on encadre pour connaître leur vécu. Cela nécessite d’avoir un entretien avec le joueur pour définir le rôle de chacun : pour l’entraîneur, s’informer et se former et pour le joueur, se livrer vis à vis de son entraîneur. Il est nécessaire que le joueur lui dise des choses personnelles et parfois délicates car il a besoin de connaître un maximum de choses. Pas uniquement par rapport au handicap mais aussi par rapport à la façon dont il vit au quotidien. Est-il pris en charge par d’autres personnes ou bien se débrouille-t-il lui-même ? Est-ce qu’il est capable de se rendre aux entraînements ou a-t-il besoin d’un accompagnement ? Est-il autonome ? A-t-il envie de se battre ? Quels sont ses traits de caractère ? C’est un travail d’équipe et l’entraîneur doit pourvoir évaluer quel sera son degré d’implication. Ce travail préliminaire est très important car l’entraîneur devra trouver continuellement des solutions pour aider cette personne. Il va avoir un contrat moral avec le joueur Ce qui implique que de son côté, le joueur va devoir aussi s’investir et ce n’est pas toujours évident quand on est confronté au handicap et que l’on est pas autonome. C’est pourquoi l’entraîneur doit recueillir un maximum d’éléments.
  2. Aider tout en développant l’autonomie de la personne car si elle veut vraiment progresser, il va falloir qu’elle se débrouille par elle même. Le plus gros défaut de l’éducateur sportif qui débute dans le handisport est de « sur » aider ses joueur(se)s. Il va devoir donner une ligne de conduite car bien souvent la personne handicapée s’attend, au début, à ce qu’on fasse tout pour elle (sortir le fauteuil, l’accompagner sur le court, aller chercher une bouteille d’eau, poser le grip…). Définir une ligne de conduite est un passage obligé pour réussir l’accompagnement du joueur. Il faut que la personne s’aide et s’organise elle même pour y arriver et progresser. Elle doit être responsable d’elle-même et de son organisation même si ce n’est pas toujours évident.
  3. Savoir se mettre à la place de la personne handicapée en s’installant dans le fauteuil pour comprendre ce que c’est que de jouer dans ces conditions. C’est un passage important pour un entraîneur.

Que vous a apporté l’expérience du handisport?

Fabien Goueffon_Tennis en fauteuilAujourd’hui, je me retrouve beaucoup plus dans le handisport car j’apprécie ce côté « grande famille ». Je pense que le handisport est une famille avant tout. Les joueur(se)s en fauteuil sont toujours prêts à s’entraider dès qu’il y a le moindre souci, il n’ y a pas de tabou. Chacun a son handicap, on accepte les gens comme ils sont et on ne les juge pas. Ce sont aussi des personnes qui ne se plaignent pas. Depuis que je m’occupe d’eux, je n’ai jamais vu un joueur en fauteuil se plaindre de son handicap par rapport à tous les gens que l’on côtoie tous les jours. C’est vraiment quelque chose que j’ai toujours apprécié et pourtant ce n’est pas facile pour eux au quotidien. Le handisport m’a fait relativiser sur beaucoup de choses. C’est à dire que très souvent, l’expérience acquise avec le handisport m’aide dans ma pratique d’entraîneur de personnes valides. En effet les joueur(se)s valides ne se rendent pas toujours compte de la chance qu’ils ont. Pour 2 raisons très simples : ils ont leur mobilité et n’ont besoin de personne pour s’occuper d’eux. Ce qui signifie qu’à la moindre occasion, on peut se plaindre de tout et de rien pour des raisons parfois totalement futiles. Alors, quand je vois un jeune joueur valide qui fait de la compétition et qui se débrouille bien avoir une attitude lamentable, j’ai souvent un échange comme celui-ci avec lui :
Fabien 
Tu te rends compte de la chance que tu as de jouer au tennis ?
Un jeune joueur
Pourquoi tu me dis ça ?

Fabien
Parce que tu peux jouer au tennis en ayant toutes tes capacités.

JJ
Je ne comprends pas.

Fabien
Tu sais que dans mon club il y a des gens qui jouent en fauteuil.

JJ
Oui.

Fabien
Est-ce que tu as déjà essayé de jouer en fauteuil au tennis ?

JJ
Non.

Fabien
Essaye un jour et tu verras à que c’est sans doute 100 fois plus difficile que de courir sur le court pour aller chercher une balle.

La découverte du Tennis en Fauteuil peut donc aider les joueur(se)s valides?

Djokovic_Lapthorne_tennis en fauteuilComplètement ! Dans le tennis valide, il y a trop de gens qui n’optimisent pas bien leur entraînement car ils trouvent toujours de bonnes excuses. Dans le handisport il n’y a pas d’excuses car on sait dès le départ que chacun a son handicap et qu’il va falloir faire avec pour optimiser la performance et aller chercher la réussite le plus rapidement possible. La personne valide n’a pas du tout ce mode de fonctionnement, c’est pourquoi j’estime que la connaissance du handisport est un tremplin qui aide à relativiser.

J’entraîne toujours les joueurs avec lesquels j’ai débuté dans le handisport. Certains ont des handicaps très lourds mais ils viennent toujours à l’entraînement avec le sourire. Je n’observe jamais de gestes de mauvaise humeur, de jets de raquettes alors qu’ils auraient toutes les raisons de se plaindre, de baisser les bras et d’abandonner. De plus pour certains,  le handicap étant lourd, la progression est tellement minime sur une année entière qu’ils pourraient vraiment se décourager. Et pourtant en 15 ans d’entraînement, cela na jamais été le cas.

Que préconisez-vous pour que le handisport puisse être formateur vis à vis des joueur(se)s valides?

Pour commencer des échanges et des rencontres. Le tennis en fauteuil progresse et se développe, Stéphane Houdet vient de gagner Roland Garros pour la 2ème année consécutive. Nous savons qu’il y a moyen d’être performant et que nous avons des joueur(se)s de haut niveau dans le handisport. Ceci étant dit, je pense qu’il n’y a pas encore suffisamment de gens qui sont au courant. Ainsi lorsqu’une section de tennis en fauteuil a été créé dans mon club, seule les personnes évoluant un peu dans ce milieu venaient discuter avec les joueurs handicapés. En général il n’y a pas suffisamment d’échanges. J’ai toujours le réflexe de dire aux personnes valides, venez les voir s’entraîner et prendre du plaisir sur le court. L’éducateur sportif a un rôle essentiel à jouer car il peut inviter ses jeunes joueur(se)s à découvrir l’entraînement, l’attitude et l’esprit des sportifs handisport. C’est très formateur car cela peut aider à prendre conscience de la chance qu’on a d’avoir tous ses moyens physiques.

Que pensez-vous de l’initiative des organisateurs du BNP Paribas Open de France de créer des ateliers de découverte handisport pour les enfants des écoles et des clubs de tennis?

tennis en fauteuilIl s’agit d’une action remarquable car on fait vivre une expérience importante aux enfants. On leur transmet des informations qu’ils pourront, je l’espère, diffuser un peu partout. Le BNP Paribas Open de France est le premier tournoi « Super Série » de tennis en fauteuil dans le monde où je vois cela. Nous proposons dans le club où j’enseigne une animation destinée aux écoles lors du tournoi handisport organisé par Stéphane Goudou. Nous faisons découvrir aux enfants le monde du handicap, son esprit et comment il est possible de faire du sport lorsqu’on a subit un accident. Cette action rencontre beaucoup de succès et nous refusons même des classes.

Quel a été l’apport de la pratique du tennis en fauteuil pour les personnes que vous entraînez?

Tennis en FauteuilTout d’abord ça leur a permis de se prouver que malgré un handicap il est possible de réaliser de très grandes choses. Cela les a aidés à retrouver une bonne image d’eux-même. Beaucoup de personnes ayant subit un accident et qui se retrouvent malheureusement en fauteuil s’imaginent que la vie n’a plus de sens. C’est une phase d’acceptation très dure à gérer et il faut beaucoup de volonté. Cela implique un effort sur soi pour prendre conscience que l’on peut réaliser de belles choses, même en ayant un handicap. Et dans le cas des personnes que j’entraîne, devenir un excellent joueur de tennis et faire partie des meilleurs mondiaux. Ensuite, il y a  un projet, une acceptation personnelle du handicap et surtout une forte mobilité mentale car il faut que la personne ait d’elle-même envie de changer les choses.

Une fois ce cap passé, une bonne partie du travail est fait car cela signifie que la personne a accepté les choses telles qu’elle sont et qu’elle est prête à avoir une vie différente. Cela peut sembler étonnant mais cette nouvelle vie peut parfois être perçu comme meilleure, ce que m’ont souvent dit la plupart des personnes dont j’ai la chance de m’occuper. Ils n’auraient jamais eu la nouvelle vie qu’ils ont aujourd’hui. Ils ont réussi à transformer cet accident en « opportunité » pour se reconstruire, reconstruire une nouvelle vie, voyager aux 4 coins du monde et avoir de nouveaux projets. Mais j’estime que pour en arriver là, il y a une grosse part d’engagement personnel pour se prendre en main et prendre conscience que ce n’est pas la fin du monde, même si c’est difficile.

D’ailleurs, certains joueurs ont des handicaps encore plus lourds. C’est le cas pour la catégorie « Quad » dans laquelle les personnes ont au moins 3 membres atteints : les 2 membres inférieurs et au moins un des deux membres supérieurs. Cela signifie que ce sont des joueur(se)s qui ont encore plus de difficultés à se mouvoir avec leur fauteuil et à tenir leur raquette puisqu’ils sont strappés. Certains joueurs professionnels sont contraint de déplacer en fauteuil électrique dans la catégorie Quad. On voit des choses vraiment exceptionnelles. J’espère qu’un jour Nick Taylor qui fait partie du top 5 mondial en quad, participera au BNP Paribas Open de France de Tennis en Fauteuil. Sa raquette est accrochée à son bras, il manie le fauteuil avec l’autre main et lance la balle avec le pied pour servir, ce qui représente un véritable exploit. Personne ne peut imaginer qu’il soit possible de réaliser cela. Nick Taylor a réussi à trouver des solutions malgré un handicap très lourd.

Présentation de Nick Taylor lors des jeux paralympiques de Londres 2012 (en anglais)

Où en est la communication sur la pratique du handisport ?

On voit depuis une dizaine d’années qu’il y a plus de communication en France, notamment sur Internet et je pense qu’il y a moyen de faire mieux auprès des personnes accidentées pour leur faire découvrir la possibilité de pratiquer un sport. Je ne suis pas certain que les personnes ayant subit un accident connaissent bien les possibilités de pratique du sport en fauteuil, tous sports confondus. Ainsi, on ne diffuse pas encore sur les chaînes TV et les radios, aux heures de grande écoute, des informations sur la pratique du Handisport en France. Les centres de rééducation sont de formidables relais mais ça ne suffit pas. Un spot publicitaire de 15/20 secondes diffusé à des moment importants de la journée vaut tout l’or du monde. Les résultats de nos meilleurs joueur(se)s de haut niveau représentent aussi un formidable levier pour faire connaître le tennis en fauteuil et le handisport dans les médias, comme c’est le cas actuellement avec Stéphane Houdet et Michael Jeremiasz (le Grand Journal de Canal+, Sport 365…).

Comment améliorer la formation des éducateurs sportifs impliqués dans le Tennis en Fauteuil ?

Entrainement tennis en fauteuilAccéder à une plateforme numérique permettant de centraliser les connaissances sur le Tennis en Fauteuil me semble essentiel. J’ai eu la chance d’avoir à mes côtés un joueur expérimenté qui savait manier le fauteuil. J’ai eu ensuite la chance d’entraîner Stéphane Houdet et de voyager, ce qui a contribué à accélérer mon apprentissage. Tout le monde n’a pas cette chance et il faut des soutiens et des supports disponibles. Je considère que même si je m’occupe des meilleurs joueurs du monde aujourd’hui, on ne sait jamais tout sur tout. Chaque joueur a un handicap différent et il faut parvenir à trouver des solutions adaptées pour que chacun soit le plus performant en compétition. Cela ne peut pas sortir d’un chapeau. C’est pourquoi plus les supports de formation seront accessibles  (vidéos…), plus il y aura d’échanges entre les entraîneurs avec des groupes de partage des bonnes pratiques, plus nous seront efficaces.

Le plus difficile pour nous est de trouver des solutions pour aider nos joueurs à être mieux installé dans le fauteuil, à mieux jouer techniquement… Le handisport est tellement pointu et diversifié que nous avons besoin d’une base d’informations partagées. Il serait vraiment très utile d’avoir la possibilité de séquencer des vidéos de matchs en direct lors des plus grand tournois du monde pour faire des résumés. Il n’y a rien de mieux que de revoir les séquences clés d’un match. L’avantage des gros tournois est qu’il y a beaucoup de joueur(se)s. Ce serait le moyen pour les entraîneurs et les joueurs de club d’accéder à des résumés pédagogiques de quelques minutes sur une plateforme dédiée.  Je pense également à des supports vidéos accessibles lors de la formation fédérale de Tennis en Fauteuil. Je pense également à un espace en ligne permettant aux entraîneurs fédéraux d’aider les entraîneurs de club à monter en compétence à l’aide de mini formations en direct ou différé sous forme de webinaires. Nous pourrions nous appuyer sur des séquences vidéos de leurs joueur(se)s et de joueurs(se)s de haut niveau. L’objectif est de trouver des solutions pour mieux aider les entraîneurs dans les domaines techniques, tactiques, physique, mental et dans l’organisation et gestion des entraînements. C’est dans l’intérêt de tous, entraîneurs fédéraux et entraîneurs de club. On ne sait jamais trop de choses dans le domaine du handicap et il faut continuellement chercher à aller plus loin dans les domaines de formation et de l’information.

Les connaissances acquises dans le Tennis en Fauteuil pourraient-elles servir aux entraîneurs valides ?

Le Tennis en Fauteuil peut apporter beaucoup au tennis valide du point de vue des valeurs. Ensuite par rapport aux notions de prise en charge personnelle, d’investissement, d’état d’esprit et d’accomplissement. Les visioconférences (webinaires) seraient un excellent moyen de transmettre ces connaissances fondamentales. Les formations diplômantes DE JEPS et DES JEPS Tennis sont aussi un excellent terrain pour traiter ces thèmes.

Dans quels domaines le Tennis en Fauteuil a le plus évolué ces dernières années?

cabrillana_ tennis en fauteuilDepuis 4/5 ans la vitesse de balle s’est considérablement élevée. Avant nous étions plus dans un tennis sécurisé, c’est à dire un tennis d’attente. Aujourd’hui on cherche a gagner le point de façon beaucoup plus offensive. On accepte de prendre des risques, de prendre la balle plus tôt et de frapper plus fort. Le fauteuil est aussi beaucoup plus sollicité et « malmené » car les joueur(se)s sont beaucoup mieux préparés physiquement. Cela rend le Tennis en Fauteuil encore plus spectaculaire. Le tennis féminin a également beaucoup évolué. Il y a désormais un groupe de joueuses qui a envie d’atteindre le haut niveau et de s’investir encore plus qu’avant, c’est très prometteur.

 

Quelles sont les prochaines étapes de l’évolution du jeu?

Shingo kuniedaJe pense que le jeu sera toujours axé sur la puissance physique et qu’il y aura de moins en moins de coups d’attente (remises en jeu). On va tenter dès le premier coup de prendre l’avantage pour terminer le point rapidement. C’est un tennis vers l’avant. L’entraînement va également évoluer et la progression du niveau de jeu ne dépendra pas uniquement du joueur mais aussi de l’entraîneur : il va donner plus de rythme et frapper plus fort. Il y aura une notion de binôme joueur/entraîneur importante et cela ouvre des perspectives passionnantes.

Auprès de qui se renseigner pour pratiquer le Tennis en Fauteuil ou devenir entraîneur de Tennis Handisport?

FFHandisportEn priorité auprès de la Fédération Française Handisport et de Stéphane Goudou (Directeur Sportif National).

Contact

 Directeur Sportif : Stéphane Goudou
 Tél. 02 38 73 12 66 /// 06 09 40 00 75

 

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